L'Amicale des Transplantés de la Pitié Salpêtrière

NUTRITION & SANTE RENALE

La santé rénale ne fait pas exception à cette règle d’or de la prévention : avoir une bonne hygiène de vie. Notamment une alimentation saine : ce que vous mangez a un effet sur les reins, dont l’une des fonctions est d’éliminer les déchets.

Au stade de linsuffisance rénale, en attente de greffe , voire après transplantation rénale, les conseils personnalisés d’une diététicienne sont nécessaires. Quelques points méritent une attention particulière.

  • Au niveau du sel : manger trop salé favorise l’hypertension artérielle et certaines formes de calculs rénaux. Or, la population française a en moyenne une consommation trop élevée de sel (environ 8 à 9 g par jour). Un maximum de 6 à 7 g par jour conviendrait mieux à la santé des reins. Pour rehausser le goût des plats, on peut facilement remplacer le sel par des épices ou des aromates. 1 g de sel correspond à 60 g de jambon cuit ou 60 à 80 g de pain ou 200 g de légumes en conserve
  • Au niveau du calcium : le calcium contribue à la régulation de la pression artérielle. Il est donc indispensable, même chez les personnes sujettes aux calculs rénaux calciques. Les apports recommandés sont de 900 milligrammes par jour. La seule précaution à prendre est de bien répartir ses apports en calcium tout au long de la journée.
  • 150 mg de calcium correspondent à 1 verre (150 ml) de lait demi-écrémé ou 1 yaourt (125 g).
  • Des fruits et légumes à chaque repas apportent 200 à 300 mg de calcium par jour.L’eau du robinet contient en moyenne 100 mg de calcium par litre. Les eaux minérales Contrexéville, Hépar ou Courmayeur contiennent 500 à 600 mg de calcium par litre
  • Au niveau des protéines : pour ne pas surcharger les reins, tout en assurant les besoins de l’organisme, il faut absorber chaque jour l’équivalent de 1 g de protéines animales par jour et par kilo de poids afin de ne pas surcharger les reins en déchets azotés comme l’urée. Pour que le corps puisse les assimiler sans augmenter le travail des reins, il vaut mieux fractionner les apports en protéines lors des trois repas de la journée. Par exemple : : une escalope de poulet de 120 g fournit 32 g de protéines ; un steak haché de 100 g, 26 g de protéines ; une tranche de jambon de 40 g, 10 g de protéines ; une portion de 150 g de saumon frais, 34 g de protéines ; un yaourt, 5 g de protéines ; une portion de camembert de 30 g, 6 g de protéines. 

 Et d’une façon générale éviter une alimentation trop riche en protéines le soir. La nuit on ne boit pas et par conséquent on n’aide pas les reins à éliminer les toxines des protéines, surtout celles d’origine animale.

  • Il est préférable de privilégier les protéines végétales : le pain, les pâtes les légumineuses  (haricots, lentilles, le soja). Pour ce qui concerne  les protéines végétales, il faut associer les céréales et les légumes secs pour retrouver tous ces éléments de base », dit Marie-Paule DOUSSEAUX, diététicienne-nutritionniste du service de Néphrologie de la Pitié Salpêtrière ». Par exemple : 5 g de protéines végétales correspondent à 70 g de pain ou 50 g de lentilles cuites ou 100 g de pâtes cuites.
  • Boire assez d’eau : l’organisme a besoin de 1,5 litre d’eau par jour, en moyenne. En général, il n’y a pas besoin d’aller au-delà de cette recommandation sauf en cas de forte chaleur, de transpiration ou de diarrhée. Autre exception : les personnes qui ont tendance à souffrir d’infections urinaires ou de calculs rénaux doivent diluer davantage leurs urines et, pour cela, boire environ 2 litres par jour. Dans ce volume, on inclut non seulement l’eau, mais aussi le thé, le café, les infusions et tous les liquides à condition qu’ils soient sans sel ou sucre ajouté.
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